🇬🇵 🎸 🎷 🌊 🏆 Entre folk, jazz et surtout Caraïbe, le guitariste et chanteur guadeloupéen Philippe d’Huy débarque sur la scène en 1978 avec ce premier album, Constatations, Contradictions, qui suit de près un premier 45 tours sorti peu avant. À tout juste 21 ans, il apporte déjà une musique particulièrement élaborée, et qui synthétise ses influences métissées. Entre biguine, jazz et compas, la sauce prend avec élégance, mais il faut dire que Philippe se fait particulièrement bien accompagner par Jean-Louis Bucchi ou encore Joe Hammer. A la basse, Raymond, le cadet, est déjà là. L’album bénéficie des notes de couverture élogieuses de Maurice Cullaz lui-même, et décrochera le Prix International de la Jeune Chanson. Les textes sont mordants et dénoncent les travers de la société, de la politique (La Vie Animale, Sa Trop) ainsi que les extrémismes (Bel Bel Bel), assortis de chorus fulgurants sous le violon souvent électrique de Pierre Blanchard. En fin de face B, et après Pou Ki Rézon, biguine très jazz qui laisse déjà entrevoir la suite, Philippe d’Huy emmène ses complices pour un pur voyage jazz fusion avec les généreuses six minutes de Song For J.A.. Un album qui était déjà culte du vivant de Philippe, et continue de l’être, plus de dix ans après son décès prématuré… So long, mon cher Philippe.
Constatations, Contradictions – Philippe d’Huy, 1978


Quelques albums au hasard sur notre boutique
S'abonner
Connexion
0 Commentaires
Le plus ancien










