🇲🇶 🎹 🎷 🎛️ 🌊 L’immense Eddy Louiss aura eu une carrière flamboyante et tellement riche et diversifiée qu’il serait vain de vouloir la résumer. La seule constance sera probablement d’y avoir toujours brassé ses deux influences majeures, le jazz et la Martinique. Autour de ces deux pivots, les variations ont été sans fin. En vrac, Nougaro, Johnny Griffin, les Double Six, Petrucciani, Stan Getz, Kenny Clarke, Henri Salvador, Humair, Ponty… En 1987, Sang Mêlé est son exploration des sonorités électroniques, où le synthé rejoint l’orgue, sur un album en quasi solo où il fait presque tout. Le swing du B3 surfe sur des séquences maison, et le blues prend des airs distordus. Quelques invités viennent appuyer la démarche, le violon hypnotique de Dominique Pifarély sur le morceau titre, le tiers rythmique de Sixun, Paco Séry et Michel Alibo, sur Célestin, biguine d’Al Lirvat aux airs néo-orléanais. Plus loin, le trio de percussionnistes Abdou M’Boup, Idrissa Diop et Moustapha Cissé fait monter la transe d’Español. L’album se referme sur le poignant That Lucky Old Sun et le disque doit aussi beaucoup à sa couverture, illustrée en noir et blanc par Martine, son épouse.
Sang Mêlé – Eddy Louiss, 1987




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